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Décembre 2018
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                            LA CONSTITUTION DU DOMAINE DE VAUX-LE-VICOMTE
Le premier Février 1641, Fouquet achète la seigneurie de Vaux et devient pour la première fois un gros propriétaire. I1 va poursuivre avec persévérance les acquisitions foncières. Comme toute famille ambitieuse voulant s'ancrer dans l'histoire, il a besoin d'un fief, de dignité. Vaux comprend à l'époque un vieux château en mauvais état.
En 1648, il est chargé par Mazarin de constituer en Brie des magasins de blé pour assurer la subsistance de troupes devant juguler la fronde parIementaire parisienne. Le 8 Février 1653, Fouquet devient surintendant des finances. L'état des biens de Fouquet à cette époque est considérable (3 441 000 livres), Les terres de Vaux et les dépendances représentent 250 000 livres, le domaine de la vicomté de Melun et de Vaux 40 000 livres, Le domaine est donc, à cette époque, très étendu.
Fouquet, par les terres de Vaux et la vicomté de Melun, a ancré son lignage.

Il décide de transformer sa terre de Brie en domaine de prestige. Le mécénat de Fouquet à Vaux illustre ses succès ministériels. Il ne s'agit pas d'un cas exceptionnel, d'autres domaines ont fleuri depuis vingt ans autour de la capitale. Richelieu avait lancé la mode à Rueil, où il fit se construire un château par Jacques Lemercier en 1631 ; le président de Maisons poursuit cette mode, faisant édifier son château de Maisons Laffite par François Mansart ( 1642, 1646) ; Servien, surintendant avec Fouquet, créé une résidence princière sur le territoire de Meudon, où la partie supérieure du village fut ensevelie sous des tonnes de terre pour réaliser la terrasse.
Fouquet s'obstine à remembrer les parcelles autour de Vaux, acquérant des pièces modestes de vignes, des prés, de riches fermes, de petites et grandes seigneuries.
La génère de la propriété peut se résumer dans le tableau suivant tiré du livre de Daniel Dessert ''Fouquet'', aux éditions Fayard.
Etat constitutif de la terre de Vaux-le-vicomte :
  • Terre, vicomté et seigneurie de Vaux : 120 000 livres
  • Terre et seigneurie de Maincy : 236 000 livres (plus dépendances)
  • Terre et seigneurie de la Maison Rouge : 50 000 livres (plus terres annexes)
  • Terres et seigneurial des grand et petit Minouches (plus terres annexes) : 20 000 livres
  • Terres diverses 9 500 livres Bois : 71 000 livres

Total: 506 500 livres

LA CONSTRUCTION DU CHATEAU
En 1656, NicoIas Fouquet décide de faire de sa résidence un grand château de plaisance, orné d'un vaste parc d'agrément. Il fait raser le village de Vaux, le vieux château qui venait d'être restauré, ainsi que les hameaux de Jumeaux et de Maison Rouge.
L'exécution est confiée à l'architecte Le Vau, qui transformait Vincennes et travaillait au château du Raincy pour le financier Jacques Bordier.
Fouquet passe un contrat avec Le Vau et avec l'entreprise Villédo, pour un coût d'objectif de 600 000 livres, payables en 1656, 1657 et 1658. Les communs reviennent à 257 000 livres.
Préoccupé par la conjoncture financière et sa situation qu'il pressent précaire, Fouquet, pressé, accepte tous les dépassements de devis pour ne pas ralentir l'exécution.
Le projet s'élève donc en pierre de Creil alors qu'une partie devait être réalisée en brique. Les travaux d'élévation ont débuté à la mi Août 1656, dès Septembre 1657, on couvre le corps principal. En Décembre 1657, on commence le second oeuvre en Septembre 1658, Lebrun commence la décoration. En 1659, on installe les rampes d'escaliers; en trois ans, le château est habitable.
Parallèlement, on a réalisé les aménagements extérieurs sous la direction de Le Nôtre, bassins, ornements, statues, allées, parterres et grand canal sont en place,

Le 17 Août 1661, la fête de Vaux étale la démesure et l'ambition du surintendant, qui n'est en réalité pour le roi qu'un épiphénomène, la disgrâce étant résolue depuis plusieurs semaines par Louis XIV, conseillé par Colbert, Depuis des mois, ce dernier, unique maître de papiers les plus confidentiels de Mazarin, décédé début 1661, prépare la perte du maître de Vaux, le grand centre artistique de cette seconde partie du XVIIème siècle, noyau dur de la culture Versaillaise et de classicisme français.
Le château de Vaux-le-vicomte, tout comme celui de Maisons, ont pour modèle le château de Blérancourt de Salomon de Brosse, et le château neuf de Saint- Germain, de 1557 (appelé le théâtre à l'époque d'Henri II)   par Philibert de l'Orme, premier exemple de château isolé et symétrique.

Vaux-le-vicomte est la plus importante construction de Le Vau, avant 1es commandes roya1es. Le p1an du château s'inspire de celui du Raincy, entrepris en 1645 par Jacques Bordier.
Construction isolée, munie de double pavillon, sans ailes formant la cour, la façade possède un avant corps central. Le Vau décline au travers de l'édifice, son motif à triple arcade assurant la transparence entre cour et jardin. Le projet de Le Vau, travaillé à la hâte, reprend les éléments déjà utilisés par l'architecte comme l'avant corps plaqué sur le salon ovale, copie de l'hôtel de Tambonneau de 1642.
La grande réussite de Le Vau réside dans l'alliance du château et des jardins, dus au talent de Le Nôtre, qui pour la première fois, est un artiste indépendant.




 

 
     
     

 

 
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